La fiche technique d'un panneau tient sur une page. Une demi-douzaine de lignes suffit pour comparer deux modèles et repérer un devis qui en dit trop peu.
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Avant de comparer des marques, une question : voulez-vous produire de l'électricité ou de l'eau chaude ? Ce guide traite surtout des panneaux photovoltaïques, de loin les plus demandés. Pour l'eau chaude, voyez notre page chauffe-eau solaire.
Pour le photovoltaïque, le choix ne se fait pas sur le rendement affiché en gros sur la brochure, mais sur un ensemble de valeurs que tout vendeur sérieux peut vous fournir, et que le devis doit permettre de retrouver grâce à la marque et à la référence exacte du panneau.
| Critère | Valeur courante à comparer |
|---|---|
| Technologie | Monocristallin (PERC, TOPCon ou hétérojonction) |
| Puissance crête | Environ 400 à 500 Wc par panneau |
| Tolérance de puissance | Positive, par exemple 0/+5 W |
| Rendement | Autour de 20 à 23 % |
| Coefficient de température | De -0,25 à -0,40 % par °C : le plus proche de zéro est le meilleur |
| Garantie produit | Souvent 12 à 25 ans |
| Garantie de performance | En général 80 à 90 % de la puissance après 25 ou 30 ans |
Valeurs courantes sur les fiches techniques de panneaux monocristallins récents, données à titre de repère. Comparez toujours deux modèles ligne par ligne.
Une autre piste existe pour l'eau chaude : un routeur solaire envoie le surplus de production photovoltaïque vers le ballon électrique existant. C'est une option à discuter avec l'installateur si vous hésitez entre les deux technologies.
La question « monocristallin ou polycristallin » est réglée : le polycristallin n'est pratiquement plus proposé pour les maisons. Le choix porte sur la technologie des cellules. Les PERC, les plus répandues, sont éprouvées et moins chères. Les TOPCon et l'hétérojonction, plus récentes, perdent en général moins de puissance à la chaleur et vieillissent plus lentement : leur avantage se lit directement dans le coefficient de température et la garantie de performance.
La puissance crête est mesurée en laboratoire, sous un ensoleillement de 1 000 W par m² et à 25 °C. Elle sert à comparer, pas à prédire la production réelle, qui dépend de votre région, de l'orientation et des ombres.
Le rendement se déduit de la puissance et de la taille : un panneau de 430 Wc mesurant environ 1,95 m² reçoit 1 950 W en conditions de test et en restitue 430, soit environ 22 %. Retenez-en l'essentiel : à puissance installée égale, un panneau à meilleur rendement ne produit pas plus, il prend seulement moins de place. Payer plus cher pour quelques points de rendement n'a de sens que si votre toit est petit.
Un panneau produit moins quand il chauffe. Le coefficient de température indique la perte par degré au-dessus de 25 °C. En plein été, les cellules dépassent facilement 60 °C : à 65 °C, soit 40 degrés de plus, un panneau à -0,40 % par °C perd environ 16 % de sa puissance, un panneau à -0,25 % environ 10 %. Dans le sud, ou sur un toit peu ventilé, ce critère compte davantage que le rendement.
Méfiez-vous d'un devis qui indique « panneaux 425 Wc ou équivalent » sans marque ni référence : vous ne pourrez rien vérifier.
Le panneau ne fait pas tout. Un onduleur central, moins cher, convient à un toit d'un seul pan sans ombre ; il est en général garanti autour de 10 ans et sera probablement remplacé une fois. Des micro-onduleurs, plus chers et souvent garantis plus longtemps, font travailler chaque panneau séparément, ce qui limite l'effet d'une ombre ou d'un toit à plusieurs orientations. Les détails et les points à vérifier sur le devis sont sur notre page panneaux photovoltaïques.
À consulter aussi : le guide · les prix détaillés · toutes les aides